
Appartement Jīn
2024IntérieursL'appartement joue sur deux régimes de lumière. L'entrée reste claire, plâtre blanc et chêne large ; le salon bascule dans le chêne noirci, lambrissé du sol au plafond, et la pièce se referme sur elle-même.
Le seuil est traité comme un filtre. Un châssis d'acier noir porte un verre strié qui laisse passer la clarté et retient les silhouettes ; sous la banquette, une ligne encastrée éclaire le sol et détache le meuble du mur. L'horloge à balancier de laiton donne le seul point brillant.
Dans le salon, trois objets suffisent. Une toile minérale, grise et grenue, fendue d'une seule ligne verticale, occupe le mur ; une coupole chromée descend au-dessus de l'assise et retourne l'image de la pièce ; le canapé de laine chinée reçoit des coussins de velours ocre, bleu et taupe.
Le sol change avec l'usage. Le terrazzo à gros grain tient les circulations, un tapis de laine bleue borde la zone assise, et le chêne large reprend au-delà. La pièce se lit à la lumière artificielle autant qu'au jour, ce qui lui vaut son nom.


















